Dès 1301, une famille Gachet y est connue. Elle cède sa place aux Chabades, Vital au XIVe siècle, Guillaume mort en 1452 et son fils Vital, font preuve d'un certain faste et pourraient bien avoir reconstruit le batiment actuel au tout début du XVIe siècle. Au siècle suivant, les seigneurs de Duriane sont les Nogaret Pons puis son fils Gui. Claude Dorlhac acquiert la seigneurie que son petit-fils Jacques possède encore en 1652. C'est ensuite la famille Colomb qui l'achète à cette époque.
Dans la première moité du XVIIIe siècle, Durianne sert de résidence à Jean de Jerphanion, syndic du Velay. Celui-ci fait d'ailleurs construire pour sa femme en Ville Haute au Puy un magnifique hôtel particulier à la mode de ceux que l'on trouvait à Montpellier. Condition dit-on, sine qua non, pour que celle-ci veuille bien quitter le doux Languedoc pour le rude climat du Puy-en-Velay qui dépendait à l'époque de la généralité de Montpellier.
La famille Chabrier les a remplacé en 1757, Jean puis Régis en 1774. A la veille de la Révolution, les Reboul de Fonfreyde s'installent à Durianne (1782).
En 1836, Florimond Balme du Garay achête le chateau de Durianne à Joseph de Fonfreyde. La propriété est depuis restée dans sa descendance.
Durianne est une maison forte où l'élément défensif est aujourd'hui très discret. Ceci est dû aux nombreux remaniements effectués au cours des siècles. On notera toutefois sur la tourelle d'escalier la présence d'une archère cannonière horizontale, rare dans notre région.
Parmi les éléments les plus anciens (début XVIe), il y a la tourelle d'escalier, ses ouvertures et son escalier à vis. La cuisine voutée peut dater de la même époque. Enfin, il reste sur la facade nord une demie croisée obstruée sans doute au XVIIIe siècle.
Source : "Les Châteaux de la Haute-Loire", ouvrage collectif dirigé par Regis Thomas. Editions Watel, 1993